Roman “Gulnia u Albarutheniu” (Jeu en Albaruthenia)

Ludmila Rubleŭskaya, traduction par Yuliya Novik

Extrait du livre « Sutarenni Romula » (« Les labyrinthes de Romulus »), roman “Gulnia u Albarutheniu” (Jeu en Albaruthenia)

Le monde rappelle une feuille du papier froissée, alors nous n’y sommes pas à l’aise et quittons le chemin choisi en glissant. Et là nous tombons sur une flexion, estompée jusqu’à former un orifice… Où peut-on aller à travers cette petite fenêtre inopinée ? Les notes de Razalia Ivanaŭna dans un petit cahier vert à l’intitulé doré « Leningrad » commencent avec les mots « Mensk, 1933 ». Il serait logique de supposer qu’on se retrouvera dans le même endroit où on est en ce moment, mais à une autre époque, et la première chose qu’on verra sera le cimetière non ruiné, l’église catholique, les chapelles peintes par le fameux artiste Yan Damel… Mais ce n’est pas si simple … Ce n’est pas comme aller voir la grand-mère Hanna manger des crêpes, ou le voisin Radaslaŭ boire un verre de cognac. Tu pénètres Là-bas, dans un milieu étranger, comme si tu touchais à un corps nu d’autrui via un rideau en polyéthylène.

Чытаць далей

Ludmila Rubleŭskaya, traduction par Yuliya Novik

***

Quand des poèmes s’écrivent, tu as le droit de mourir peu à peu,

Savourant chaque goutte de la mort, comme du miel et de la ciguë,

Et ne saluer que des croix, et croire aux paroles,

Oublier que ton sang est toxique.

Quand des poèmes s’écrivent, tu n’es plus obligé à mentir

parlant de l’union entre toi et tout abruti dans ce monde.

Quitter, comme l’infante de Vélasquez, la toile.

Et en découvrir les détails non peints.

Quand des poèmes s’écrivent, tu parles de tout – de la liberté et des ailes,

Sans crainte de faire trop d’emphase.

Tu seras le dernier, le premier…

Ecriras sans mentir, sans tromper…

Oh mon Dieu, quelle tentation, quelle plénitude,

Quand des poèmes s’écrivent…

Mais ils ne s’écrivent pas, des poèmes…

Чытаць далей

Ludmila Rubleŭskaya Poète

Poète

Poète caresse des pierres chenues.
Des femmes, il n’en manque pas.
Le vent se pose dans un lit en pierre
En éteignant les feux stellaires—
Poète carresse des pierres chenues.
Il leur déclame des poèmes tournés en houille.
Des écouteurs vivants, il n’en ne manque pas
Mais les vivants n’ont pas besoin
Que l’on leur parle de la douleur.
Pour eux,
Poète n’est qu’un pécheur,
Dernier, premier…
Sûrement, un fou…
Il sanglota au fond du champ,
Son coeur saignait, sur des rochers.
Il s’en alla, voûté…
En nimbe argenté
Ses cheveux luisaient sous la pleine lune.
… Et derrière
lui, enivré et enroué,
roulaient les pierres
comme la rosée en gouttes.
Ludmila Rubleŭskaya, traduction par Yuliya Novik

Чытаць далей

Сербскія пераклады

Яшчэ аднаа публікацыя на сербскай мове ў часопісе “КЊИЖЕВНИ ПРЕГЛЕД ” Година IХ Број 16

Људмила Рубљевска (Людміла Рублеўская, Белорусија)

ВЕЧЕРЊА МОЛИТВА

 

ТРАГОМ ПРЕДАКА

 

Белорусијо! Колевко моје душе! Језеро светлости љиљана!

Од почетка вечности тако блиска

Никада раније ниси била.

И мелеми доктора Скарине

Пролили се у траву закржљалу.

По небеској стази провидној

Оставља доктор Белорусију,

Чытаць далей

Daguerreotype. horror novel. Урывак з раману “Дагератып” на ангельскай.

Праграма Books From Belarus 

http://booksfrombelarus.net/#56

Daguerreotype

horror novel

Rublieuskaja’s new novel is set in the decadent years at the end of the nineteenth century, but opens in our times. The young journalist Sierafima is setting off to inspect a flat that she wishes to rent from a young man, the biologist Haljash, with whom she is secretly in love. He is getting ready to leave for the USA, where his fiancee is waiting for him in one of the universities there. The two of them are sorting things out in the flat when Haljash discovers among his grandfather’s papers a daguerreotype and a diary that belonged to an unknown woman… Mysterious events dating back to the 1890s unfold before the reader. The owners of a photographic studio in a small provincial Belarusian town – the beautiful, independent-minded Bahuslava and her father Varaksa Nichiel – specialise in portraits of the newly deceased; they have to set off on an expedition to photograph a unique ethnographical collection on the remote, sinister estate of Zhuchavichy. The current owner of the estate, Prince Shymon Kahaniecki, is believed by the local villagers to be a werewolf. The novel encompasses elements of the Gothic, the horror story, a passionate love affair in spite of everything, and the merciless baseness of humanity. A solution to this romantic and terrifying story is found only in our day.

THE DAGUERREOTYPE

Чытаць далей

“Дагератып” на ангельскай

Вось такі цудоўны буклет зрабілі ў праекце BOOKS FROM BELARUS:) Сярод артыкулаў пра два дзясяткі пісьменнікаў  ёсць і мае старонкі) Там змешчаны  пераклад урыўка з раману “Дагератып”, зроблены прафесарам Лонданскага ўніверсітэту Джымам Дынглі.  І яшчэ асобны дзякуй фатографу Івану Бесэру –  у яго заўсёды атрымліваюцца атмасферныя і характарныя здымкі)

Чытаць далей